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 Prison Break

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donzelot
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MessageSujet: Prison Break   Mar 10 Oct - 21:32


Prison Break - Saison 1


31/08/2006
Frédéric Renault

Prenez une lampée de La Grande évasion, une grosse louche de 24, un soupçon de Oz, et un fifrelin de Shawshank redemption, laissez mijoter à feux doux pendant quelques années, et vous obtenez Prison break, action-thriller carcéral qui emprisonne ses spectateurs dans une spirale infernale dont il est bien difficile de s’extraire.

Quand Paul T. Sheuring présenta en 2003 le concept de ce qui est aujourd’hui Prison break aux dirigeants de la Fox, on lui expliqua poliment qu’un show racontant épisode par épisode la tentative d’évasion d’un homme s’étant volontairement fait condamner pour sauver son frère de la peine capitale ne dépasserait jamais le stade du doux rêve. Malgré le succès interplanétaire de 24, considéré comme une « anomalie », personne au sein du network ne croyait à la viabilité d’un tel projet. Trop sérialisé qu’ils disaient. Limite de la science-fiction. Or quand Lost a fracassé le paysage audiovisuel américain à la rentrée 2004, le vent a tourné et les girouettes ont bien été obligées de suivre le mouvement.



Prison break a donc vu le jour par une belle soirée de septembre 2005, à l’heure où d’habitude Jack Bauer chasse le terroriste à travers Los Angeles. Adieu Californie, bonjour Illinois et ses courants d’air. Malgré des différences formelles des plus flagrantes, comme l’absence de split-screen ou de chrono temps réel, la filiation entre les deux show saute aux yeux dès les premières minutes. Plus on avance dans l’histoire, plus la filiation s’avère patente et démontre bien que sans 24, Prison break n’aurait jamais vu le jour.

Multiplication des rebondissements, cliffhangers quasi-systématiques en fin d‘épisode, spectateurs maintenus dans une ignorance permanente, les traits de famille entre Prison break et ses glorieux aînés se comptent par dizaines. Le show fait donc partie de ces roller-coasters télé des temps modernes qui, à défaut de se plonger dans une analyse des tréfonds de l’âme humaine (on ira pour ça chez Tom Fontana et les détenus d’Emerald City), emmènent le spectateur dans une véritable course contre-la-montre qui délivre la dose hebdomadaire d’adrénaline nécessaire à la survie de l’espèce.



Après des débuts plus qu’honorables à la rentrée 2005, la Fox a rapidement pris la décision d’allonger la sauce. Le run initial de treize épisodes est arrivé à son terme en novembre, et le show a repris quatre mois plus tard pour aller au bout d’une saison régulière de vingt-deux épisodes avec le classique final du mois de mai. Il en résulte une certaine dichotomie dans la mesure où la saison est divisée en deux portions quelque peu inégales.

Les auteurs peinent à trouver leurs marques et tâtonnent visiblement dans les premiers épisodes. Le premier déclic s’opère cependant au cours du diptyque des épisodes 6 et 7, à partir desquels l’histoire commence à vraiment prendre corps. La machine adopte alors un rythme de croisière jusqu’au treizième volet, qui aurait initialement dû marquer la fin de la première saison. La prolongation accordé à la série nous a fort heureusement épargné l’insupportable attente générée par le cliffhanger qui clôt l’épisode.



Dans la seconde moitié de saison, le show trouve alors un second souffle. Toutes les pièces du puzzle commencent à s’assembler, et la pression monte presque exponentiellement vers la résolution finale qui boucle la saison. Chaque chapitre devient une épreuve et chaque scène voit son lot de moments forts exploser ou d’emmerdes tomber sur nos héros comme un essaim de sauterelles sur un champ de blé. À l’image d’une journée de bureau ordinaire pour Jack Bauer, le crescendo imposé d’un épisode à l’autre nous fait dire « bon cette fois-ci, ils sont vraiment dans une merde noire, ils vont jamais pouvoir s’en sortir », et l’on ne compte plus les épisodes où l’on finit sur les dents, à se ronger les ongles ou à attaquer la table.

S’il fallait cependant trouver un gros défaut à Prison break, exception faite des multiples invraisemblances qu’un show de ce type génère naturellement, il faudrait se tourner du côté des loges et accabler le duo de tête. Wentworh Miller fait certes un boulot honnête, mais sa prestation n’est pas particulièrement fine et manque cruellement de charisme. Dominic Purcell est malheureusement à l’avenant dans le rôle du grand frère condamné à mort et semble plus là pour perfectionner sa technique de l’endive qu’autre chose.

Fort heureusement, la maldonne est rattrapée par un groupe personnages secondaires sympathiques en diables, du gardien chef brutal à la jolie toubib de la prison en passant par le groupe de détenus aux destins bigarrés, que Robert Knepper éclabousse de toute son talent dans la peau du pervers T-Bag.



Au rang des facilités que l’on pardonne malgré tout aux scénaristes, citons le tatouage massif qui orne le torse de Michael Scoffield. S’il ravira les amateurs d’art charnel par ses qualités esthétique, il s’avère tout de même l’un des plus beaux deus ex-machina de ces dernières années. Besoin de justifier un point de détail ? Hop, un coup d’œil sur le bras ou la taille de notre héros, et le tour est joué. La trouvaille est aussi répréhensible qu’efficace mais elle fait indéniablement partie du charme que dégage Prison break dans son ensemble.

De la kyrielle de shows qui ont surgi des retombées de l’explosion télévisuelle des trois ou quatre dernières années, Prison break est donc l’un des meilleurs représentants. Sachant parfaitement coller à l’air du temps, Paul Scheuring a su concocter un cocktail d’action et de suspense idéalement dosé, construit comme un gigantesque puzzle où chaque pièce a son importance. Malgré des défauts inhérents au genre, Prison break s’avère un show très bien construit et extrêmement addictif, dont il devient difficile de se passer après les premiers usages. Une bonne came récréative en fait.



Prison break : Tous les jeudis soirs sur M6 à partir de 20h50.




________________________________

La population de Fox River

Michael Scoffield (Wentworh Miller)
Cerveau de l'opération, Michael Scoffield a braqué une banque de manière à être placé dans le même établissement pénitentiaire que son frère aîné, Lincoln. Cet ingénieur en bâtiment consacre désormais son existence à un seul but : faire évader son frère pour lui éviter la peine capitale. Doué d'une mémoire et d’un sens de l’analyse hors du commun, il s'est fait tatouer sur le corps le manuel qui va lui permettre de mettre son plan à exécution.

Lincoln Burrows (Dominic Purcell)
Voyou de petite envergure, Lincoln Burrows a toujours traîné dans les embrouilles. Il a été condamné à mort pour avoir assassiné le frère du vice-président des États-Unis. C'est du moins la version officielle car il clame son innocence depuis le premier jour, malgré les preuves accablantes réunies contre lui. Résigné à son sort, il accueille avec stupeur l'arrivée de son jeune frère dans la prison où il doit finir ses jours.


Veronica Donovan (Robin Tunney)
Veronica Donovan est un ancien amour de Lincoln. Cette avocate dévouée met sa propre vie entre parenthèses pour tenter de faire sortir Lincoln de prison par tous les moyens légaux à sa disposition. Aidée par un collègue, elle se rend rapidement compte que quelque chose cloche dans le dossier et que toute l’affaire est recouverte d’une zone d’ombre.



LJ Burrows (Marshall Allman)
LJ est le fils perturbé de Lincoln. Ce jeune garçon d’une quinzaine d’années n’a jamais vraiment connu son père autrement que de loin ou à travers des barreaux. La condamnation de Lincoln le rapproche de celui-ci, mais le chemin est long et semé d’embûches.




Fernando Sucre (Amauray Nolasco)
Compagnon de cellule de Michael à son arrivée à la prison, Sucre est un brave type qui s'est retrouvé en prison pour un délit mineur. Petit délinquant sans aucune envergure malgré un bon fond, sa seule ambition est de retrouver sa petite amie au plus tôt avant qu’elle ne l’oublie. Forcé de vivre ensemble 24h/24, Michael pourra-t-il lui faire confiance ?



John Abruzzi (Peter Stormare)
Abruzzi est un mafioso, un vrai. Sans pitié envers les autres détenus, ce dur à cuire est une pièce essentielle du plan de Michael pour faire sortir son frère de prison. Ses relations à l’extérieur de celle-ci sont en effet un maillon essentiel de la réussite de l’évasion.




Theodore "T-Bag" Bagwell (Robert Knepper)
T-Bag n'est pas à proprement parler un garçon fréquentable. Meurtrier et violeur, les qualificatifs les plus fleuris viennent à l'esprit quand on parle de lui : sadique, pervers, sanguinaire… C'est un détenu particulièrement dangereux qui flaire immédiatement la bonne occasion et tente de s'approprier Michael dès son arrivée.



Directeur Hery Pope (Stacy Keach)
Le Directeur de la prison de Fox River, Henry Pope, est un homme sévère mais juste. Suffisamment ferme avec ses détenus, il garde cependant une dimension profondément humaine. Il voit en Michael une chance de réinsertion après la prison et lui accorde une confiance qui pourrait bien lui jouer des tours.



Gardien chef Brad Bellick (Wade Williams)
Bellick est une brute épaisse. Violent et tyrannique, tant avec ses subalternes et collègues qu’avec les détenus, il ne rate pas une occasion de brimer ces derniers tout en leur extorquant de l’argent ou une faveur. Il hait tout particulièrement Michael, qu’il soupçonne dès son arrivée de manigancer quelque chose avec son frère.



Dr. Sara Tancredi (Sarah Wayne Callies)
La jolie doctoresse de la prison de Fox River, Sara Tancredi, est accessoirement la fille du gouverneur de l’état. Les raisons qui l’ont poussé à abandonner une existence potentiellement dorée pour le travail ingrat de médecin de prison sont cependant obscures. Sa relation avec Michael est d’autant plus ambiguë qu’ils ne semblent pas à leur place ni l’un ni l’autre dans cet endroit.


Agent Paul Kellerman (Paul Adelstein)
L’Agent Spécial du Secret Service, Paul Adelstein, est le grand méchant de la série. Agent particulièrement trouble, il est au cœur de la conspiration qui a pris Lincoln dans ses rouages. Il ne recule devant rien pour arriver à ses fins.





À noter enfin, phénomène assez rare pour être mentionné, que pour la diffusion hexagonale de Prison break, la chanson du générique a été confiée à Faf Larage, rappeur français dont on a déjà pu entendre les prestations sur la BO de Taxi 2 ou encore Gomez & Tavarès. Le CD de cette chanson, baptisée Pas le temps, dont le style et les paroles collent parfaitement avec l’univers carcéral et le climat d’urgence de la série, sera disponible dans les bacs le 18 septembre 2006.


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